
Avec huit (8) cas d’infectés dépistés et déclarés, la Côte
d’Ivoire est en alerte maximale dans la lutte contre le Covid-19 ou le Coronavirus.
Le corps médical ivoirien est fortement mobilisé et veille à réduire au maximum
la propension de ce virus apparu en Chine en décembre 2019 et qui fait ravage
sur tous les continents en ce premier trimestre 2020. Les services sanitaires
publics sont sur le qui-vive et veillent à la détection et à la prise en charge
de tous les suspects au service des maladies infectieuses et tropicales (Smit)
sous l’impulsion de l’Institut national d’hygiène publique.
Pour le moment, ce sont ces deux points qui accueillent les
patients de cette pandémie qui sème la psychose et oblige les gouvernements
dans le monde à prendre des mesures de confinement.
A côté, les grandes cliniques privées ne restent pas
indifférentes. Le groupement des 5 plus grandes cliniques d’Abidjan, composé du
Groupe médical du Plateau, de la Pisam, de la Polyclinique Hôtel Dieu, de la
Clinique Farat et du groupe Novamed, a décidé de demeurer dans une synergie
d’action dans l’élan de prévention contre l’expansion du virus, mais aussi pour
se tenir prêtes à l’action en cas de nécessité. Toutefois, ces grands du
secteur sanitaire en Côte d’Ivoire n’en demeurent pas moins limités dans cette
volonté. Car, une implication pleine dans l’action de lutte contre le virus
mortel nécessitera, sans doute pour eux, des équipements en terme de précaution
pour sécuriser, rassurer mobiliser leur personnel.
L’annonce des premiers cas détectés et des mesures du
gouvernement donne lieu, ces derniers temps, en effet, à une spéculation qui se
développe autour des moyens de prévention. Notamment les gants jetables, les
gels de mains hydro-alcooliques et autres masques cache-nez dont les prix
flambent aujourd’hui sur les marchés, si les stocks ne sont pas en rupture.
En plus, pour des praticiens, ils devraient pouvoir disposer
de blouses adaptées comme les tenues des agents du Smit, isolés des malades par
cet accoutrement blindé.
Vu l’ampleur de la pandémie, et eu égard à la réputation
dont ils jouissent dans le domaine sanitaire en Côte d’Ivoire, voire dans la sous-région,
pourvoir ces géants en moyens pourra aider à booster la lutte dans une action
citoyenne commune à l’instar des blouses blanches en Italie – le pays le plus
touché en Europe - adoubées par leur public.
Contrairement à d’autres voisins, dans la sous-région, la
Côte d’Ivoire dispose d’un plateau technique de haut niveau avec ses opérateurs
privés sur lesquels elle pourrait aisément s’appuyer pour circonscrire la
pandémie et mettre ses populations à l’abri.
Pour le moment, le service public, avec beaucoup de mérite,
s’attelle à faire le maximum. Toutefois, la démultiplication des sites
d’accueil contribuerait à rapprocher ces services des populations et de les
rassurer davantage. L’alternative vaudrait bien le coup, et elle n’est pas à
négliger.
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