
Quels mécanismes pour la profession de la sage-femme en faveur de l’éradication de la mortalité maternelle et infantile en Côte d’Ivoire ? »
C’est le thème principal du 8e congrès ordinaire du syndicat national des sages-femmes ivoiriennes (Synsfi) qui se tient depuis hier, à la bourse du travail à Treichville. Prévu sur deux jours (les 25 et 26 juin), ce congrès permettra aux participants (plus de 200) d’évaluer le fonctionnement et les résultats du Synsfi durant le mandat du Secrétariat général de 2009 à 2019. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Eugène Aka Aouélé. Il a, dans son discours, appelé les sages-femmes à prendre conscience de leurs responsabilités.
« La mortalité maternelles et infantile est une préoccupation majeur dans notre pays. Il est moralement inadmissible et techniquement inconcevable de voir une femme perdre la vie en voulant donner la vie et un nourrisson mourir dès les premiers jours de sa naissance. Or les causes de ces décès sont évitables », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : « Chacun de nous doit connaitre les limites de ses responsabilités. Quand vous êtes sages-femmes faites le travail de sages-femmes. Faites ce que vous savez faire, et rien d’autre. Je ne me vois pas même ministre, faire le travail d’un médecin. Je sais vendre mes médicaments ».
Pour sa part, la secrétaire général du synsfi, Mme Hélène Gnionsahé, a assuré que l’Etat de Côte d’Ivoire peut encore compter sur les sages-femmes pour l’amélioration de la santé des populations ivoiriennes. « Ce congrès est un tournant décisif pour le Synsfi. Car, l’essentiel pour nous est de lutter pour l’éradication de la mortalité maternelle et infantile, en améliorant l’accueil, la prise en charge des parturientes, ainsi que la référence et contre-référence », a-t-elle affirmé.
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