Après le président français Emmanuel Macron, puis la chancelière allemande Angela Merkel, c'est un chef d'Etat africain, le Nigérian Muhammadu Buhari, qui se rend ce lundi en visite à Washington. C'est la première visite officielle d'un dirigeant africain depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Une rencontre centrée sur les aspects sécuritaires et économiques, mais qui n'en reste pas moins très symbolique.
L'invitation remonte à janvier 2017. Donald Trump venait de prendre ses fonctions et avait passé un coup de fil à son homologue nigérian, Muhammadu Buhari. Quinze mois plus tard, et comme pour faire oublier le passage éclair sur le sol nigérian mi-mars de Rex Tillerson, l'ancien secrétaire d'Etat américain, les deux hommes se rencontrent enfin.
Fidèle à son habitude, la présidence nigériane est restée très discrète sur cette visite officielle. Elle n'a publié aucun agenda. Selon la Maison Blanche, les discussions porteront sur la lutte contre le terrorisme, l'insécurité et bien sûr l'économie.
Un déplacement qui tombe à point nommé pour Muhammadu Buhari.
A moins d'un an de l'élection présidentielle, cette visite est un atout dans sa campagne de ré-élection.
En invitant son homologue nigérian, Donald Trump confirme surtout que les Etats-Unis continuent à voir le Nigeria comme le partenaire le plus important du continent africain.
La coopération entre les deux pays a d'ailleurs augmenté sous l'administration Trump. Washington a récemment conclu un accord d'environ 408 millions d'euros pour la vente d'une douzaine de Super Tucano, un avion de surveillance et d'attaque.
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