
Le 2 novembre, la justice française a condamné à vingt ans de réclusion criminelle Abdelkader Merah, le frère du tueur jihadiste Mohamed Merah qui avait tué en mars 2012 sept personnes dont trois enfants juifs à Toulouse.
Les cinq magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris ont condamné l’accusé pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Ils l’ont en revanche acquitté de l’accusation de complicité pour laquelle il risquait la réclusion criminelle à perpétuité.
Un autre homme, Fettah Malki, accusé d’avoir vendu l’arme et le gilet pare-balles à Mohamed Merah en connaissant sa radicalisation, a également été reconnu coupable d’association de malfaiteurs terroriste et a écopé de 14 ans de réclusion criminelle. Les peines des deux hommes sont assorties d’une peine de sûreté des deux tiers.
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L’accusation avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Abdelkader Merah, au terme de cinq semaines d’un procès sous haute tension, marqué par les témoignages poignants de proches de victimes et dans le contexte d’une menace terroriste persistante depuis la vague d’attentats sans précédent qui a frappé la France.
Les assassinats de Mohamed Merah étaient les premiers attentats jihadistes commis en France depuis ceux du Groupe islamique armé (GIA) algérien en 1995. Ils ont marqué l’avènement d’une nouvelle forme de terrorisme qui a depuis coûté la vie à plus de 240 personnes dans le pays.
L’avocate générale Naïma Rudloff, représentant l’accusation, avait appelé la cour à donner « une leçon de démocratie » en démasquant le « nouveau visage » du terrorisme.
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